L'allier et sa biodiversité

L'Allier
et sa biodiversité

L’eau et la biodiversité sur le bassin du Haut-Allier

La rivière Allier prend sa source dans les montagnes cévenoles, au Moure de la Gardille à 1 503 mètres d’altitude. Elle quitte rapidement la Lozère pour pénétrer en Haute-Loire, au sud de l’Auvergne. Ses eaux tumultueuses, s’écoulant entre les plateaux basaltiques du Velay et ceux granitiques de la Margeride, ont façonné un site naturel d’exception : les Gorges de l’Allier.

Le Haut-Allier possède une richesse écologique, géologique et paysagère de premier ordre représentative de l’héritage des pratiques du passé et de la relative inaccessibilité des certains sites (gorges).

Des espèces faunistiques emblématiques

La situation piscicole est étroitement liée à la qualité du milieu aquatique. Elle dépend de différents facteurs qui vont de la qualité de l’eau à la morphologie des cours d’eau, en passant par la nature des débits.

Le peuplement piscicole étant lui-même un indicateur du bon état fonctionnel des cours d’eau. Le peuplement piscicole du bassin du Haut-Allier est particulièrement varié et comporte de nombreuses espèces d’eau vive comme la truite, le chabot, le vairon, le goujon… La présence d’espèces comme l’écrevisse à pieds blancs ou de mammifères tels que la loutre témoigne de la biodiversité des milieux.
Le bassin compte différentes espèces patrimoniales telles que l’ombre commun ou la moule perlière, mais la plus emblématique reste le saumon atlantique. Le bassin du Haut-Allier représente une zone de frayères importante pour cette espèce. Son accessibilité pour ce grand migrateur représente un enjeu à l’échelle du bassin Loire-Bretagne.

Certains facteurs peuvent nuire à cette richesse écologique tels que les faibles débits d’étiage, la continuité écologique, les rejets polluants domestiques et agricoles. Il apparait ainsi essentiel d’assurer une gestion intégrée de la ressource en eau et des milieux aquatiques en fixant des objectifs de préservation de cette biodiversité. (cf page du SAGE)

Les zones humides

Les zones humides représentent une grande richesse, caractérisée par différents types de sols et de végétation. Elles remplissent des fonctions épuratoires, hydrologiques, biologiques et/ou économiques en fonction de leur nature.
Les plateaux du bassin du Haut-Allier se caractérisent par un réseau de zones humides diffuses composées de marais et de tourbières qui alimentent le petit chevelu hydrographique notamment sur les secteurs de la Margeride et du Devès. Le rôle de ces zones humides est essentiel dans la régulation des débits notamment en étiage.

Les zones humides :
une richesse écologique rendant de nombreux services à l’Homme.

En raison d’un substrat souvent imperméable (socle granitique et métamorphique) et en l’absence de dépôts sédimentaires ou alluvionnaires, les cours d’eau sur le territoire du Haut-Allier n’ont pas ou peu de nappes d’accompagnement. Leur écoulement est donc essentiellement lié au régime pluvial. Par conséquent, les cours d’eau s’écoulant sur ce type de substrat ont des débits d’étiage faibles. Les zones humides ont un rôle important sur ces secteurs et contribuent à la régulation des débits notamment sur la Margeride et sur le Haut Allier où les débits d’étiage sont plus soutenus. Sur les zones volcaniques (Devès), les aquifères génèrent des sources qui contribuent au soutien des débits.

Ainsi, les fonctions hydrologiques assurées par les zones humides telles que l’écrêtement des crues, le soutien d’étiages, la recharge des nappes contribuent à la préservation de la ressource en eau nécessaire à l’alimentation en eau potable et diminue les risques d’inondation.